MES CONSEILS SONT MIS GRACIEUSEMENT A VOTRE DISPOSITION POUR LECTURE - IL EST INTERDIT DE LES RECOPIER SUR VOTRE SITE OU DE LES RECUPERER POUR D'AUTRES USAGES QUE VOTRE USAGE PERSONNEL - TOUS MES ARTICLES SONT COPYRIGHT- MERCI DE LE RESPECTER.

Déficience en Pyruvate Kinase du chat (et aussi du chien) par ANTAGENE - JUILLET 2014
 

La Déficience en Pyruvate Kinase conduit à une anémie plus ou moins grave selon les individus. Un test ADN fiable, appelé test PKDef permet au propriétaire de dépister précocement son chat susceptible de développer cette maladie, et permet à l’éleveur de sélectionner les reproducteurs pour éviter de faire naitre des chatons atteints et de propager la maladie.

Une maladie héréditaire
La Déficience en Pyruvate Kinase se traduit par l’absence de l’enzyme pyruvate kinase entrainant une destruction précoce des globules rouges. Il en résulte une anémie plus ou moins grave selon les individus.
Cette maladie concerne principalement les races suivantes : Abyssin, Somali, Singapura, Bengal, Maine Coon, Sibérien.
Les symptômes observés sont ceux d’une anémie classique : léthargie, diarrhée, muqueuses pales, perte d’appétit, perte de poids, jaunisse et trouble du comportement alimentaire.
L’âge d’apparition des symptômes est variable d’un individu à un autre.
Dans la plupart des cas, l’animal arrive à compenser biologiquement son anémie. Des symptômes modérés peuvent se manifester de façon intermittente, lors d’une période de stress environnemental (changement de saison…) ou physiologique (gestation, affaiblissement…). Enfin, les cas les plus légers se manifestent lors du vieillissement du chat..
Quelques rares cas déclarent une forme sévère précocement.

Une maladie fréquente
Environ 23% des Bengal, 12% des Maine Coon et 10% des Abyssins sont porteurs de la mutation génétique responsable de la Déficience en Pyruvate Kinase.

Un chat reproducteur qui est porteur sain, ne développe pas la maladie mais la transmets à 50% de sa descendance. L’éleveur non sensibilisé à la Déficience en Pyruvate Kinase peut accoupler des reproducteurs porteurs de la mutation et faire naitre des chatons atteints.
Un étalon, porteur de la mutation et qui se reproduit beaucoup, propage alors la maladie au sein de la race et contribue à augmenter la fréquence de la mutation et à multiplier le nombre de chatons atteints.
La Déficience en Pyruvate Kinase touchent de nombreuses races de chats, la maladie est assez fréquente pour les races suivantes :
Abyssin, Somali, Singapura, Bengal, Maine Coon, Sibérien mais peut concerner potentiellement toutes les races de chat.

Une maladie évitable grâce au test PKDef
Un chat qui porte la mutation mais qui n’a pas encore exprimé de symptômes de la maladie risque d’être utilisé en reproduction et contribue alors à augmenter la fréquence de la mutation et à multiplier le nombre de chatons atteints dans la population.
Un test ADN, appelé test PKDef, permet de dépister la Déficience en Pyruvate Kinase avec une fiabilité supérieure à 99%.
Lors de l’acquisition d’un chaton pour la reproduction ou lors de l’utilisation d’un reproducteur pour une saillie, l’éleveur vérifie le statut génétique du chat en demandant le résultat du test ADN. Un particulier qui fait l’acquisition d’un chaton peut s’assurer également auprès de l’éleveur que le chaton est sain pour la Déficience en Pyruvate Kinase.

Un test ADN facile à réaliser
Le vétérinaire réalise un prélèvement par simple frottis buccal qui est envoyé au laboratoire. Le résultat, délivré en quelques jours, indique si le chat testé est homozygote normal (sain) ou hétérozygote (porteur sain) ou homozygote muté (atteint) pour la Déficience en Pyruvate Kinase. Le résultat délivré sous la forme d’un certificat génétique doit être utilisé comme une garantie dans le cadre de la reproduction ou pour justifier la vente de chatons exempts de Déficience en Pyruvate Kinase.
Le vétérinaire qui observe une anémie chez un chat peut mettre en œuvre le test PKDef pour confirmer ou infirmer le diagnostic de Déficience en Pyruvate Kinase. Si le chat est atteint, le vétérinaire pourra proposer un suivi médical.
L’éleveur qui connaît le statut génétique de ses chats peut sélectionner ses reproducteurs, adapter les accouplements, éviter de faire naitre des chatons atteints et limiter la propagation de cette maladie dans les races.

Dr Guillaume QUENEY
Laboratoire ANTAGENE

VOIR CE LIEN SUR ANTAGENE :  http://www.antagene.com/fr/search/content/deficience pyruvate kinase